Depuis plusieurs mois, enseignants, parents d’élèves et étudiants se mobilisent contre cette liste de réformes, issues d’un processus de décision unilatéral du gouvernement Sarkozy. La résistance s’organise à travers de nombreuses actions : manifestations nationales, grèves, débats et distributions de tracts, rencontres entre enseignants et parents, « nuits des écoles »…

A cela, il faut ajouter l’enseignement supérieur et la recherche, avec la réforme du statut des enseignants-chercheurs, la mise en place de l’autonomie des universités  sans accompagnement des moyens financiers nécessaires, et la suppression de 900 postes  !

Le parti socialiste partage évidemment cette opposition, élus et militants participant aux actions mises en place.  Députés et sénateurs socialistes n’ont d’ailleurs cessé d’interpeller  Xavier Darcos et Valérie Pecresse sur la nécessité d’abandonner ces réformes désastreuses pour l’avenir de nos enfants et qui contribueront à marquer un point d’arrêt à l’école publique et gratuite pour tous.

A Villeurbanne, où s’est tenue le 24 janvier la première Assemblée Nationale ECOLE EN DANGER - collectif de parents et d’enseignants -  de nombreuses manifestations de protestation se sont déroulées dans les écoles de la ville, avec le soutien et la participation des élus et des militants socialistes.

Le 10 Mars , de nombreux parents d’élèves, enfants, étudiants, enseignants et élus locaux, dont le maire Jean-Paul BRET, ont ainsi manifesté dans le centre-ville de Villeurbanne afin d’attirer l’attention sur les dangers pesant sur l’école publique et gratuite, de la maternelle à l’université. La mobilisation n’est pas vaine. Ainsi, la fermeture à la rentrée prochaine de la section primaire de l’établissement régional d’enseignement adapté pour déficients visuels (EREADV) de Villeurbanne, décidée sans concertation avec les familles des 38 élèves scolarisés, a été suspendue. Cette victoire a été possible grâce à la mobilisation et à la fermeté des parents d’élèves, des enseignants et de notre député Pascale CROZON qui avait interpellé Xavier DARCOS à ce propos. Mais elle ne dispense pas d’être vigilant.

Face à la politique de non-négociation instaurée par le gouvernement, la mobilisation ne doit pas faiblir pour refuser les réformes imposées, exiger la création de postes supplémentaires, la prise en charge des enfants en difficulté par des personnels qualifiés, le maintien d’une école gratuite et laïque accessible à tous, la préservation de la liberté pédagogique des enseignants, mais aussi une université ayant les moyens de son ambition, et un statut des enseignants-chercheurs leur permettant d’exercer leur mission au mieux.


Nous, socialistes, élus ou militants, sommes impliqués pour la sauvegarde de l'école publique,  la gratuité de son accès, et la qualité de son enseignement.


Pierre HELLE