On parle d'une étape historique. De fait, le communiqué final détaille plusieurs séries de mesures :

   1.

      augmentation conséquente de la dotation et des pouvoirs du FMI (plus de 1000 milliards de dollars, avec accroissement des droits de tirages spéciaux,..)
   2.

      Soutien aux échanges commerciaux ,en particulier avec le Sud
   3.

      Mise sous surveillance des “paradis fiscaux” (pays effectuant des opérations financières opaques) ,avec des sanctions contre ceux de ces pays violant le protocole de transparence auquel ils s'engagent par ailleurs,
   4.

      Principe de l'encadrement par les états, de certaines rémunérations du monde financier (“traders”,etc..).

Après ce G20, il est prévu une clause de « revoyure » pour évaluer les premiers résultats du plan, lors du prochain sommet de l'ONU à NEW YORK dans quelques mois. Des satisfactions se sont exprimées un peu partout. En particulier le rôle incitatif de l'Europe et de la France a été salué.

L'application ,dans les mois à venir, des décisions prises soulève néanmoins quelques interrogations importantes :

   1.

      Dans quelle mesure les positionnements, entretiens, communiqués finaux,etc...ne sont-ils pas dictés par des considérations politiques ? (c'était en particulier la première intervention internationale du Président américain OBAMA)
   2.

      L'injection massive de dollars n'est-elle pas de nature à aggraver les déficits publics (en gros, la finance et la banque seront sauvées, mais les États accroisseront leurs dettes respectives) ? De fait, le dollar, dans le contexte mondial actuel, peut-il continuer à servir de “monnaie de référence” ?
   3.

      Rien n'est véritablement modifié quant aux structures et au fonctionnement des marchés et du capitalisme financier sans foi ni loi» (position entre autres de l'ultra-gauche française)
   4.

      La plupart des paradis fiscaux identifiés en “liste grise” n'appliqueront pas nécessairement les clauses de transparence, subordonnées à leur signature effectives d'accords ; d'autres, au sein de pays non repérés, ont des lois fiscales dérogatoires (aux USA, les Etats du Nevada et du Delaware,par exemple).

D'une part, Le PS, tout en saluant la démarche globale attend la date du 30 Avril où doit s'ouvrir un débat au Parlement sur la déclinaison, en France, de ces mesures. D'autre part, il est inquiet des manifestations quelquefois violentes de la crise sociale qui touche de plein fouet nos industries.