En même temps, le groupe NATIXIS (filiale de la Caisse d'Epargne et des Banques Populaires), qui avait supprimé 1000 emplois en 2008, annonçait avoir versé 90 millions d'euros à 3000 de ses collaborateurs, pour la même année.
Sous la pression de l'opinion, le gouvernement prenait, le 31 Mars, un décret concernant les entreprises bénéficiant d'un “soutien exceptionnel de l'État”, tout particulièrement celles du CAC40. L'article 2 du texte interdit les souscriptions, achats d'actions, la délivrance d'actions gratuites, et réglemente pendant un an les rémunérations exceptionnelles en fonction de certains résultats. L'article 5 plafonne les indemnités de départ des dirigeants à deux années de leur rémunération. Enfin, l'article 7 fixe la durée d'application du texte à la fin de l'année 2010.
A gauche comme à droite, on dénonce le caractère limité et surtout, pas assez “offensif” en temps de crise, de ce décret. Une objection générale porte sur sa durée (1 an et demi) : quelle garantie avons-nous que la crise sera terminée fin 2010 ? Une autre, sur l'ambiguïté du “soutien exceptionnel de l'État”, identifié aux “mesures du plan de relance”, qu'en est-il en cas de baisse des charges ou d'autres dispositions fiscales ?
Mais surtout, le PS fustige cette tentative très insuffisante pour «moraliser un système devenu scandaleux», ce que seule une loi débattue au Parlement pourrait assurer. En temps de crise, cette solidarité est d'autant plus nécessaire que les mesures actuelles de “relance de la consommation” pour les plus démunis, sont très symboliques.
Pour les socialistes, cette loi devrait plafonner toutes les rémunérations des dirigeants, supprimer les parts variables, les stock-options, et surtout, conditionner les allègements de charges à des accords d'entreprise. Parallèlement, le PS revendique,au Parlement et par un ensemble de pétitions (plus de150 signatures à VILLEURBANNE !), la taxation des “riches” par la suppression du bouclier fiscal instauré en 2007.
Commentaires
150 signatures, c'est pas beaucoup !
Je précise que les 150 signatures, c'était la première vague ! Il y a eu d'autres séances par la suite, et ça n'est pas fini (notamment dimanche prochain sur le marché Wilson).
Et ce n'est pas fini ! on apprenait cette semaine que DEXIA, une entreprise aidée par l'Etat , a distribué 850.000 euros d'indemnités et 8 millions d'euros de bonus. Je crois que Frédéric a raison, il faut poursuivre les séances de pétition...
C'était une raillerie facile et je m'en excuse...
Plus sérieusement, je m'interroge sur l'intérêt de ce type de démarche :
- Atteindre le gouvernement : j'ai bien peur qu'il n'est ai cure
- Mesurer la tendance de l'opinion : à voir le résultat, tout le monde s'en fout, inutile de dépenser de l'énergie.
- Manifester l'opposition, la rendre visible : là encore le résultat...
Je suis délibérement négatif sur cette démarche parce, au fond, que je crois que cela ne sert à rien, des gesticulations stériles.
Pour moi, il n'y a qu'une chose vraiement importante : PROPOSER UNE ALTERNATIVE CREDIBLE ET GAGNANTE EN 2012. Tout ce qui ne sert pas cet objectif ne sert à rien.
Alors NOM DE DIEU PS LEVE TOI !
Bonjour,
La signature de la pétition a un objectif : Atteindre 1 million de signatures. Si ce seuil est atteint, une loi pourra être déposée devant le Parlement Européen, seul moyen de contre-carrer le bouclier fiscal instauré par la loi française.
Il ne s'agit donc ni d'atteindre le gouvernement, qui effectivement n'en aurait cure, ni de simplement protester.
C'est important de faire cette mise au point.
D'où encore une fois l'intérêt du vote PS aux européennes !!! pourquoi ne pas le considérer comme une étape vers
2012 ?
Une étape vers 2012, soit, mais avec quel programme ?
Pétitions, contestations, critiques. ..
Attendrons nous janvier 2012 pour voter un programme ficelé à la va vite comme en 2007 ou profitons nous du moment présent, du recul, forcé au pouvoir, le nez loin des affaires, pour élaborer un projet crédible ?
Il me semble temps d'annoncer l'alternative, la contestation reste de mise, mais seule, insuffisante, elle nous encre durablement dans l’opposition dans le rôle d’éternel râleur.
J'ai attendu vainement l'autocritique constructive après les dernières présidentielles. Je suis le témoin de guerres de clans, de luttes pour le pouvoir, de jaillissements médiatiques ridicules et stériles. Mon voisin qui est au chômage attend toujours…
Tout cela ne donne pas envie et pour n’avoir jamais mis que des bulletins roses dans l’urne, aujourd’hui, je doute…
Bonjour,
Le travail de fond est lui aussi engagé. Nationalement, de grandes conventions thématiques sont programmées, et en cours d'élaboration. A Villeurbanne, nous avons déjà eu 6 ou 7 ateliers thématiques, pour approfondir des questions de fond et travailler à des propositions. Elles alimenteront, le moment venu, les conventions initiées par le national. Nous avons aussi réformé de fond en comble nos AG de militants. A chaque AG, en première partie, une question est abordée avec des intervenants. Nous avons par exemple eu des échanges sur l'éducation avec les représentants des syndicats de l'éducation et les collectifs de parents d'élèves. C'est un moyen pour le PS d'être en prise avec la réalité, de travailler à un projet pertinent. Nous organisons d'ailleurs aussi des cafés citoyens, pour écouter la population, et échanger des idées. Là encore, c'est une façon de préparer le travail sur le projet, qui va être très approfondi, dans les années à venir.
Toutes les idées pour faire encore mieux sont les bienvenues. N'hésite pas à à participer, et à t'exprimer.