La Chine , première puissance de l’Asie ,risque de précipiter le déclin de l’Occident, en devenant son principal banquier .
Pour d’autres ,à Londres , le G 20 , a préconisé le retour de l’état , un réglementation nouvelle ,investit le FMI d’un pouvoir accrut avec des moyens considérables.
Mais , le G20, plus représentatif que le G8, puisqu’il inclut ,la Chine , l’Inde ,le Brésil, excluant toujours l’Afrique, n’est pas une institution, juste une réunion formelle ; si l’on
veut , une gouvernance mondiale , le G20, doit se doter d’un secrétariat permanent.
Avec le FMI, rénové , plus démocratique , placé au centre de la régulation mondiale , DSK et son équipe ont gagné , en étant propulsé , vigie de la stabilité économique.
Pour le PS , les résultats de cette réunion, devrait inciter le gouvernement a réorienter sa politique économique, en adoptant des mesures de relance par la consommation .
Dans cette période , la social-démocratie , ne doit pas être la roue de secours, elle représente
la meilleure approche pour sortir de la crise, après avoir porté la pertinence des critiques contre
des dérives libérales pendant ces dernières années .
Commentaires
Je suis d'accord avec toi. On a du mal à croire qu'après la sortie de crise, le capitalisme financier, amputé de quelques paradis fiscaux et avec de nombreuses banques ou grands groupes industriels, en faillite ou nationalisés ! - ne reprendra pas de plus belle. A preuve : aux USA, on parlait de nationaliser GMotors, puis finalement, on assiste à un MONOPOLY industriel organisé par FIAT !!!! Je suis d'inspiration social-démocrate, la social-démocratie -versioN 2009 et pas 1980,bien sûr ! - est une voie, mais dans un premier temps, il faudra qu'elle rétablisse une justice sociale minimale et de grands Pôles PUBLICS industriels , financiers et une réelle
économie managée par l'EUROPE socialiste!. A nous de convaincre et pousser dans ce sens... PK
Les tractages de cette campagne européenne démarrent ces jours-ci dans différents quartiers de VILLEURBANNE.
Il me semble qu'il faut pour nos militants,à la fois : 1/ essayer de motiver les personnes à l'impact de ce vote (un adversaire : l'Ump, un ennemi : l'abstention!!!) ; 2/bien entendu, défendre le programme du PSE : services publics,justice, prise en charge européenne de la crise, importance des stratégies énergétique et climatique,etc.On ne doit pas se décourager si l'audience parait faible. Camarades, on n'a que 4 semaines devant nous,mettons le turbo!!!
Complètement d’accord sur « la social-démocratie … représente la meilleure approche pour sortir de la crise », enfin un peu d’oxygène, pardon, d’espoir.
Oui, même pas peur de le dire : Je suis DSKiste !
La sociale démocratie est la seule stratégie qui cumule les avantages d’une économie libérale à ceux d’une économie d’état. Ne penser que par l’un ou par l’autre est une erreur. Ce n’est pas l’un OU l’autre, il faut l’un ET l’autre.
Un état économiquement puissant est capable de compenser les injustices inévitablement engendrées par l’économie libérale qui apporte le dynamisme, l’innovation, l’envie.
C’est sur ce dernier point que Sarkozy a gagné les présidentielles avec les fameux « la France de propriétaires… gagner plus… » Tout cela ne marche pas parce qu’il n’y a rien pour amortir les excès de l’individualisme pourtant catalyseur d’énergie. Déjà avec Chirac l’état s’était appauvri par la vente des secteurs stratégiques justement propices à rétablir l’équilibre. On se souvient de l’eau, des autoroutes, du gaz. Ce n’est pas fini : l’énergie, la SNCF, la santé. L’état devenu économiquement insignifiant sera alors à la solde des grands groupes financiers. Comme c'est dit dans l'article : il faut une institution de régulation. Au niveau national, l'état en est une.
Si la politique purement libérale ne fonctionne pas ou mal, une autre privilégiant un état providence ne marche pas non plus. Elle abouti à des administrations sclérosées le théâtre parfois de pratiques détestables, n’inefficacités coupables que le manque de moyen ne permet pas toujours d’expliquer.
La sociale démocratie, s’inspire des concepts kénésiens, pour moi, en économie jusqu’à présent, on n’a pas fait mieux. Alors, allons y, pour la version 2009 ou … 2012 !
a/ comment expliquez-vous que la social-démocratie ait relativement échoué dans la gouvernance des Etats européens ? b/ F BAYROU semble se détacher de la droite où il a toujours été, envisageriez-vous une alliance du PS (je le qualifierais plutôt de libéral-catho, mais bon) PK
Bonjour,
Ce sont deux bonnes questions qu’il faudrait préciser. Pour la première, parles – tu d’échec électoral ou socio-économique ?
Pour les autres pays européens, je ne suis pas suffisamment informé, s’il y en a qui ont des informations, ce serait intéressant.
De mon point de vue, en France, la gouvernance de Jospin a été une réussite économique et sociale mais aussi un échec électoral. Il est paradoxal que les succès obtenus sur le front du chômage et des comptes de la sécu, entre autres, n’aient pas été récompensés. Je formule une hypothèse : La difficulté de la sociale démocratie est qu’elle est dans une position intermédiaire entre service publique et entreprise privée. Soutenant l’un et l’autre elle prend le risque de mécontenter les partisans des deux camps.
Les positions radicales sont beaucoup plus faciles à soutenir. On se souvient du discours sécuritaire et de la fracture sociale, il faut bien reconnaître que sur ces deux sujets la politique actuelle, prolongement endurcie de celle de Chirac, a échoué. Il semble que l’annonce soit entendue et que la réalisation et la non réalisation ne soit pas reconnue. Je me permets d’emprunter l’expression d’un ami, il dit souvent : « Intention : piège à con » signifiant que la simple volonté de faire, peut parfois se substituer à la réalisation et devenir suffisante à elle seule. Il peut être désespérant de constater que les campagnes électorales sont une débauche d’intentions toutes bonnes, et que le résultat d’une politique n’intervient pas ou peu dans le scrutin, en témoigne le score attendu de l’UMP aux prochaines européennes.
L’électeur se prononcerait –il pour le plus volontaire ? C’est sans doute un des atouts majeurs de M Sarkozy.
Je reste convaincu que la sociale démocratie est La solution et aussi la position la plus difficile à soutenir. A nous d’imaginer la méthode pour convaincre.
Pour la deuxième question, d’accord avec toi sur le libéral-catho. Pour affirmer qu’il se détache de la droite, je crois qu’il faudrait une définition précise de la limite, je ne l’ai pas. Cependant, s’il y a un peu de libéral dans le keynésianisme, il y a surtout de la liberté et malgré que le catho résonne encore de traditions détestables (CF les propos de Benoît XVI) il porte encore des valeurs de justice que je partage. Alors au nom de ces recouvrements d’idées qui me paraissent fondamentales, personnellement, je trouve légitime la possibilité d’une alliance avec cette droite modérée.
Michel.
Bonjour,
Je te remercie beaucoup d'avoir répondu aux questions que j'ai soulevées (je salue, parce que dans ce type de blog, certaines interventions sont souvent décalées par rapport au sujet).
En ce qui me concerne, après réflexion, Je qualifierais de « social-démocratie » en 2009, un système d'économie sociale de marché, autrement dit, respectant le principe du marché (libéral), mais avec
a/ de très fortes régulations (étatiques ou autres) par exemple sur le système bancaire, boursier, les monopoles commerciaux (informatique et télécom, grande distribution,transports) b/ l'accès au plus grand nombre de la sécurité professionnelle, de la connaissance (cf le débat HADOPI), c/et bien sûr, des services publics et d'intérêt général
(santé,éduc,police,justiceetc..) non marchands, avec un développement du secteur associatif (théorie ATTALI) Je n'oublie pas le « développement durable » (à condition d'avoir une définition qui convienne à tout le monde), mais sous contrôle de politiques de transports et énergétiques européennes. Je suis à EDF, et depuis qu'on le dit, ça, nos petis-enfants le verront !!! !!! Alors je dirais : oui, on retrouve tout cela disséminé dans le programme PSE, mais ce n'est pas affirmé avec assez de force, tout en étant parasité par des débats sécuritaires d'un autre âge. Le PS a des idées, mais elles sont toujours noyées dans un fatras d'autres idées ,ce qui fait qu'on survole souvent les problèmes!!!!!
Enfin, la question des alliances pour gouverner ne se pose pas me semble-t-il pour l'instant. Le récent incident de campagne entre BAYROU et COHN BENDIT me conforte dans l'idée que si BAYROU continue à jouer une carte tribunicienne perso, même sincère (et la franchise exprimée n'est pas forcément un atout en politique car elle ne fait pas la part des choses), je vois mal cet homme politique diriger un pays, et si par hasard il est aux affaires, n'aurait-il pas un comportement sarkosiste imbu de sa personne, par certains aspects.???? Si les libéraux-catho pour reprendre le mot constituaient un groupe avec une plateforme, j'étudierais la question, mais j'ai peur qu'on soit
une fois de plus dans le grand guignol. Alors il reste la gauche de la gauche, qui vient de bouter le NPA et d'envisager -verbalement - une coalition. électorale. Car cette gauche a déjàfait capoter pas mal d'élections en ne se ralliant pas !!! Mais tout cela, c'est pour 2010 (régionales) et bien évidemment, 2012.
Ce débat est le plus passionnant que j'ai eu sur ce blog. J'espère qu'un jour on le continuera "de vive voix". Amitiés. PK