Mais ne dit-on pas que le cordonnier est le plus mal chaussé ? Selon les calculs du député PS René Dosière, les dépenses de l'Elysée s'élèvent en 2008 à 113 millions d'euros, soit 18,5% de plus que l'an dernier; les charges de fonctionnement - réceptions, fournitures, téléphone, Internet - ont doublé : les voyages ont augmenté de 26%. On nous dit que l'on met en concurrence les fournisseurs, mais la réception du 14 Juillet a coûté 475 000 euros l'an dernier, contre 413 000 un an auparavant.» Au bout du bout, la présidence aurait dépensé 3 millions d'euros de plus que le budget qui lui était accordé, Et le clou : Nicolas Sarkozy, non content du confort des appareils affectés par la flotte aérienne officielle, s'offre comme cadeau de mi-mandat, un Airbus présidentiel, «suréquipé», évalué à 100 Millions d'euros !
On dit que les Français se plaignent de l'injustice, mais n'est-ce pas fondé, alors dans la vie quotidienne : le Ministre Brice Hortefeux, au prétexte de ne pas creuser les déficits, accorde aux smicards, au 1er juillet, une augmentation de 1,5 %, soit moins d'un euro par jour ; ils ne pourront même pas acheter un journal !! On pourrait allonger la liste : le bouclier fiscal, dont on ne compte plus les opposants, n'est toujours pas réaménagé ; les prévisions de départ en vacances d'été chutent de 10 à 20 %, dont près du tiers vont dans la famille ; les magasins « discount » voient affluer non seulement les catégories populaires, mais des « classes moyennes », cadres et professions libérales (qui rappelons-le, ont défilé récemment aux côtés des salariés, lycéens, étudiants et partis politiques, ce qui est rare dans les mouvements sociaux). Tout le monde paie des franchises médicales, il y a moins de médicaments remboursés, etc… Le démantèlement du système social dit "casse sociale" est en marche.
Ce qui a fait dire à notre 1e secrétaire, Martine Aubry : « Le chef de l’Etat devait dire aux Français comment sortir de la crise ; il n’a fait que leur confirmer que ce sont eux qui payeront la politique d’austérité.»