A quelques mois de nouvelles échéances électorales, à Villeurbanne comme ailleurs, la droite attise les peurs grâce à son thème favori : l'insécurité. Mais que Nicolas Sarkozy commence par assumer son bilan déplorable en la matière, démontrant ainsi l'inefficacité d'une politique fondée sur la course aux chiffres. Il y a d’un côté les annonces tous azimuts, vidéosurveillance et moyens nouveaux pour la police, de l’autre, la réalité sur le terrain qui contredit l'auto satisfaction présidentielle.

Pour rassurer l'opinion publique, on ne demande plus aux préfets d'obtenir de bons résultats, on leur demande de produire de bons « chiffres ». Résultat, la délinquance ne faiblit pas, les conditions de travail des policiers se dégradent et le fossé se creuse entre la police et la population. On demande aux policiers de faire toujours plus, alors que dans le même temps les effectifs subissent une véritable purge. 2 744 postes seront supprimés en 2010 et 11 400 le seront d'ici 2013 !

Aujourd’hui, la dégradation sur le front de la sécurité est telle que la méthode Sarkozy ne trompe plus personne. Les socialistes estiment quant à eux que la lutte contre l'insécurité et la délinquance nécessite un partenariat accru entre les différents acteurs, un équilibre pertinent entre prévention et répression, une véritable restauration de la police de proximité, garantie essentielle d'une confiance de nos concitoyens en l'institution policière.